Dimanche festif et studieux dans le fief d'Arnaud Montebourg en Saône et Loire, où on fête, depuis Pierre Joxe, le parti socialiste, la gauche et la camaraderie chaque 4ème dimanche d'août.

            Un rassemblement populaire mais investi où Benoit Hamon était invité cette année.

            Après le traditionnel repas champêtre sous la tente, Montebourg et Hamon sont montés à la tribune, accompagnés des députés socialistes frontistes dont Arnaud Leroy et des élus locaux pro-Montebourg.

            Faisant fi des parades médiatiques qui veulent opposer Hollande à ses deux ministres, Montebourg et Hamon ont dressé le bilan nuancé de leur réussite et de leur impasse depuis leur début de mandat, il y a deux ans. Hamon, comme ministre de l'économie sociale et solidaire puis ministre actuel de l'Education Nationale, Montebourg comme ministre du redressement productif et ministre de l'économie.

            Admettant que l'Austérité marque un bilan négatif sur la croissance et le confort des ménages, ils ont appelé à une politique de la relance. Prenant acte que Mme Merkel et l'Allemagne défendaient le pacte de stabilité contre toute logique économique bénéfique à la France et même à l'Allemagne, Arnaud Montebourg a défendu la position courageuse de la chaise vide pour montrer à l'Europe qu'en s'entêtant sur cette voie de l'austérité, rien de bon n'était advenu depuis deux ans. Le bilan fait, il était temps de proposer autre chose. MAis les pénalités en monnaie sonnante et trébuchante ne risquent-elles pas de pleuvoir sur la France si celle -ci joue -même à juste titre- les frondeuses ? Au ministre de négocier alors pour que position éclairée ne rime pas avec punition aveugle.

En rappelant la chute de la banque Lehman Brothers, et le début  de la crise financière et économique actuelle,  le ministre de l'économie s'est ému des dernières tractations américano-européennes. celles-ci mettent effetcivement en danger une fois de plus - on se rappelle la navrante OMC - l'exception culturelle et alimentaire de la France. Comment une Europe divisée et corrompue pourra-t-elle défendre ses Européens ?

Défendant l'image d'une France créative, le ministre a évoqué de futures chantiers innovants tels que les dirigeables transporteurs de charges lourdes ou encore des recherches sur les avions sans kerozène. Illustrant avec fougue et pragmatisme le fameux dicton "on a pas de pétrole mais on a des idées".